Documentaire

Films en développement


La Débâcle à Sept-Îles

La Débâcle à Sept-Îles, c'est un peu la suite de 24 heures ou plus. L'inventeur du syndicalisme de combat, Jean-Marc Piotte, reprend son rôle d'intellectuel, mais rien n'est plus pareil. Les années 70 sont loin derrière et avec elles, le mouvement ouvrier. Voilà le point de départ du film de David Simard qui prend pour point focal la révolte de Sept-Îles en mai 72, un mythe sur lequel selon lui s'est échafaudée toute la pratique syndicale ultérieure. Que pensent de la société actuelle ceux et celles qui ont marqué à jamais l'histoire du mouvement ouvrier au Québec? Pourquoi leur pratique combative est-elle en voie de disparition?

Ce docu-fiction est en développement. Grâce à la participation financière de la SODEC et du Conseil des arts du Canada, le projet avance rondement. David soumettra l'année prochaine un dossier aux organismes subventionnaires. Il espère aller de l'avant en 2017.

Cliquez ici pour me contacter.

E
A la recherche de témoignages

Je rencontre tout le monde qui a vécu l'événement. C'est ainsi que j'en brosse un portrait fidèle.

Résumé

8mai 1972. Il y a de l’électricité dans l’air. Quelques semaines plus tôt, le Front Commun syndical entraînait la province dans une grève générale illimitée. À Québec, les trois chefs syndicaux sont condamnés à un an de prison pour avoir appelé à défier la loi spéciale du gouvernement. C’en est trop pour les travailleurs de Sept-Îles qui se révoltent spontanément et occupent la ville. Mais la fête est de courte durée : le lendemain, le jeune ouvrier Herman St-Gelais est écrasé par le bolide de Théodore Leblanc durant une manifestation devant le palais de justice. Plus rien ne sera comme avant. Quarante ans plus tard, alors que le Québec est en plein changement et tandis qu’un nouveau Front Commun tente de relancer la contestation, que reste-t-il de ces traces indélébiles pour les révoltés de Sept-Îles et leurs héritiers? Au détour des chemins du syndicalisme et des luttes ouvrières, l’heure est au bilan de la fin d’une époque, celle qui a propulsé le Québec dans la modernité, dans un chassé-croisé entre passé et présent, utopies et contradictions.

Les protagonistes

Fernand Tardif

Sequence 01 Synced.Still001

Jean-Marc Piotte

jena-marc

Jean-Pierre Dallaire

Dallaire SYNC 2.Still001

Rolland St-Gelais

Sequence 01 Synced.Still001

Édith Godbout

Édith SYNC.Still001

Bernard Gauthier

SYNC 1.Still005

André Forbes

Entrevue V1.Still001

Yvon charbonneau

Charbonneau SYNC.Still001

Paul-Émile Giguère

La Totale.Still001

Démarche

Je suis né en 1979 à Sept-Îles, d’une famille sans histoire. En témoigne ce que mon père me raconta des événements de mai 1972 alors que j’étais enfant : plutôt que de participer à la grève d’une quelconque manière, il a choisi de partir en vélo faire le tour du Québec. « Une occasion rêvée, disait-il, de prendre des vacances. » Ma deuxième naissance, politique celle-là, a lieu en 1996, lors d’une grève étudiante contre les coupures en éducation envisagées par le Parti Québécois dans le contexte du déficit zéro. L’espoir d’un Québec souverain ayant été déçu l’année précédente avec l’échec du référendum, voilà que le parti qui devait porter cet espoir sabrait avec une violence inouïe dans les finances publiques. On peut dire que ma conscience en éveil se fracassa sur cette contradiction entre, d’une part, le rêve d’un pays progressiste et d’autre part, le virage à droite de ses plus ardents défenseurs. Il s’agit précisément de la même contradiction qu’ont dû affronter les militants de l’époque une fois les événements terminés, une fois tous rassemblés au sein de la grande famille souverainiste. Je me rends compte aujourd’hui que pour vraiment comprendre mon parcours politique ainsi que celui de ma génération, il me faut remonter plus loin que 1996. Je dois retourner dans cette ville où j’ai vu le jour, et raconter moi-même l’histoire que mon père n’a pas su me transmettre.

Plus décisif encore dans le choix de faire ce film est mon désir de me pencher sur la figure de l’ouvrier québécois, que je voudrais faire resurgir des décombres de l’histoire. À l’encontre des acteurs déchus du mouvement ouvrier qui font reposer le poids de la continuation de leur projet social sur la jeunesse, par exemple en magnifiant le mouvement des carrés rouges, je propose de me tourner non pas vers le futur, mais vers le passé. On ne peut poser un jugement, positif ou négatif, sur le récent soulèvement étudiant si on ne comprend pas qu’il était dès le départ une tentative de raviver les espoirs du mouvement ouvrier dans un Québec où un tel mouvement n’existe plus. C’est du moins la thèse qui était défendue dans mon premier film, Lendemain de grève, réalisé à la fin du conflit étudiant en 2012. La Débâcle à Sept-Iles s’inscrit donc dans une réflexion cinématographique et politique de longue durée.

Équipe

Aide à la réalisation
Pierre Luc Junet
10506678_10153162486263782_3821080208775771714_o
Aide à la scénarisation
Myriam Verreault
Myriam-Verreault-nslf-300
Directeur de la photographie
Philippe Toupin
12268525_1649421301972945_1591235541_o
Monteur
Christopher Langston
1072386_843112532385844_7387636837741957553_o
Conception sonore
Michael Binette
michaelb

Films disponibles


Maintenant ou jamais

Réalisation : Pierre-Luc Junet et David Simard
Montage: David Simard
Prise de son: Ariane Bouchard
Mixage: Michael Binette
Traduction: Paul Bode
Production: Hors-d'Øeuvre

Synopsis

Marjolaine, Gilles, Marc, Jeanne, Richard, Louis-Thomas... ils et elles vous fixent du regard et vous posent un défi. Ces personnages qu'en apparence tout sépare partagent un désir commun : mener une véritable campagne de grève générale à l'échelle du Québec, telle qu'on n'en a pas vu depuis quarante ans. Leur défi, c’est celui de la solidarité concrète dans les prochaines semaines, face aux mesures scandaleuses du gouvernement Couillard mais aussi face à la bureaucratie syndicale qui cherche désormais à nous endormir avec des berceuses automnales. Ce défi, des milliers de travailleuses, de travailleurs, d’étudiantes et d’étudiants vous le posent aussi. C’est maintenant ou jamais que ça se passe. Serons-nous à la hauteur de la situation?


Tout le monde veut être un Cadien

Réalisation : David Simard et Christian Fleury
Images et son : David Simard et Christian Fleury
Montage : Christopher Langston
Conception sonore : Michael Binette

Synopsis

Louisiane, 2013. Le français est sur le point de disparaître. Deux réalisateurs, David Simard et Christian Fleury, poursuivent avec Tout le monde veut être un Cadien leur enquête amorcé l'année précédente sur cette mort programmée. Deux intellectuels ayant à cour le fait français en Louisiane entreprennent un dialogue imaginaire pour en expliquer les raisons. L'un veut voir naître une nouvelle communauté francophone unie et modernisée tandis que l'autre représente la position majoritaire des enfants aujourd'hui complètement américanisés. Aux interstices de leurs discours se révèlent les contradictions sociales et politiques qui les ont historiquement divisés et qui continuent encore aujourd'hui de les séparer. En parallèle à ce dialogue, des membres de cette communauté qui assistent impuissant à l'éclipse du français poétisent l'ouvre en nous offrant, non sans une pointe de nostalgie, les derniers vestiges du dialecte de leurs ancêtres.

Prix

*
Film on the Bayou festival

Mention spéciale du jury 2014


Pour que notre monde travaille

Réalisation : David Simard et Pierre-Luc Junet
Montage : Clément Courteau
Mixage sonore : Michael Binette

Synopsis

Ce court-métrage a été réalisé le 9 mai 2014, alors que des travailleurs de la construction de Sept-Îles manifestaient devant les bureaux de la Commission de la construction du Québec contre la mobilité provinciale et la loi 33 imposée par le gouvernement. Exaspérés par la situation alors que le plus grand chantier de construction à l'échelle du Québec est à proximité de la ville, bon nombre d'entre eux sont pourtant au chômage, certains même sur l'aide sociale. Ils partagent sans chichi face à la caméra leurs réflexions sur les rapports difficiles aujourd'hui entre économie, politique et syndicalisme.

Sélection

*
Rendez-vous du cinéma québécois

Édition 2014